mer
14
jan
2009
Crise immobilière : fantasme ou réalité
Depuis quelques mois, je rencontre de nombreux clients complètement déboussolés par le lynchage organisé par les médias sur l'investissement locatif et la soit disante « crise immobilière » qui toucherait de plein fouet la France.
N'en déplaise aux journalistes et aux apprentis experts en immobilier, le crack annoncé n'aura certainement pas lieu.
D'abord parce qu'un appartement ou une maison ne sont pas des biens reproductibles à l'infini. Un logement bien situé trouvera toujours un locataire ou un acheteur. A l'instar d'une voiture ou d'un téléviseur, c'est un produit dont on ne peut pas se passer. C'est même aujourd'hui le premier poste de dépense des ménages Français.
Ensuite parce que la demande augmente. Les modes de vies des Français et leurs comportements résidentiels ont radicalement changés : le nombre de personnes par logement était de 2,31 en 2005 (1,9 à Paris), contre 3,1 en 1946. L'allongement de la durée de vie, les divorces et les familles monoparentales participent à la pénurie de logements constatée ces dernières années.
Selon une étude de l'Université Paris Dauphine, il faudra construire environ 500 000 logements par an pour répondre à la demande pendant les 15 prochaines années. Pour information les mises en chantiers ne dépasseront pas les 400 000 en 2008.
Enfin, parce que le marché immobilier Français reste accessible et attractif pour un grand nombre de candidats à l'accession ou à l'investissement : les taux d'intérêts sont bas, l'endettement des ménages et un des plus faible d'Europe, les loyers restent élevés, ...
Bien sur, une baisse de 10 à 15% n'est pas exclue sur les 12 à 18 prochains mois. Mais peut-on parler de crack lorsque l'on sait que l'immobilier a augmenté de plus de 140% ces 10 dernières années. Pour moi il s'agit d'une correction conjoncturelle nécessaire.
Paradoxalement, cette pèriode de doute et d'attentisme risque de creuser le déficit de logements. La baisse des mises en chantier constatée actuellement chez tous les promoteurs immobiliers risque à moyen terme d'accentuer cette pénurie.
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Tristan DOSIK
(c) 2009 - Patrimoine Expert
1 Commentaire
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#1
c'est un point de vue simpliste qui vise à mentir sur le devenir de l'immobilier français.
